Programme Energies renouvelables de l’ALG: concilier
Développement énergétique et préservation de l’environnement

L’atelier de validation de l’étude de faisabilité du Programme de développement des énergies renouvelables dans la Région du Liptako-Gourma s’est tenu à Niamey (République du Niger) du 20 au 22 novembre 2017 avec la participation de :

- Mr Boubacar SOW, Correspondant National de l’Autorité de Développement Intégré de la Région du Liptako-Gourma (ALG) ;
- Mr Sory Kipsy MAIGA, Chef de Section Centrales thermiques à la Direction Nationale de l’Energie, Point Focal «Energie » de l’ALG ;
- Mme Thienta Sabbah Fatoumata THIERO, Agence Malienne pour le Développement de l’Energie Domestique et de l’Electrification Rurale (AMADER).

L’ ALG est créée le 3 décembre 1970 à Ouagadougou par les Chefs d’Etat de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), du Niger et du Mali, dans le but de promouvoir en commun un cadre de mise en valeur des ressources minières, énergétiques, hydrauliques, agropastorales et piscicoles dans sa zone d’intervention.
Le programme Energie constitue l’un des axes essentiels de son Programme d’Actions Prioritaires (PIP) pour la période 2015-2020. Il a été élaboré avec l’appui de la Banque Arabe pour le Développement Economique de l’Afrique (BADEA) et comporte quatre volets axés respectivement sur :
- l’électrification rurale ;
- les énergies renouvelables ;
- la maitrise de la demande en bois d’énergie ;
- et le développement du potentiel hydro-électrique.

Lors de leur Conférence tenue à Niamey le 24 novembre 2011, les Chefs d’Etat de l’organisation ont instruit la Direction Générale de l’ALG de mener une étude que la Banque Arabe pour le Développement Economique de l’Afrique (BADEA) a financée. Au terme d’un appel d’offres ouvert, le cabinet malien d’Experts Conseils en Energie et Incendie (CTEXCEI) a été retenu pour mener cette étude.

Un atelier de lancement de l’étude s’est tenu à Ouagadougou les 27 et 28 février 2017.
Il a permis de valider la méthodologie proposée par le consultant, son plan de travail, les outils qu’il a élaborés pour la collecte des données et de dégager les modalités de suivi de l’étude.

La première phase de l’étude, celle de la collecte des données a été exécutée au cours du mois de mars 2017, ce qui a permis au consultant d’exécuter la deuxième phase, à savoir l’étude technico-économique en vue de l’identification du type d’énergie à retenir pour chaque localité.

Le choix de l’option solaire est retenu pour l’équipement des localités retenues, en comparaison avec le recours à l’énergie éolienne, au biocarburant, à la biomasse ou à une solution hybride. La zone d’intervention du Programme se situe dans la zone sahélo-saharienne étant particulièrement ensoleillée.

Une liste de 100 (cent) localités par pays a été retenue par pays membre (Burkina, Mali et Niger) pour bénéficier du programme. Celle du Mali est jointe à la présente note.

Les infrastructures prévues dans le programme contribueront à la production d’environ 35 GWh/an pour un accès d’au moins 735.000 personnes à l’électricité.

Le coût de mise en œuvre du programme est évalué à 107,7 milliards de FCFA.

La Direction générale de l’ALG recherchera le financement de l’ensemble du programme auprès de divers partenaires qui signeront avec chacun des Etats les accords de financement. Le financement pourrait revêtir la forme de prêt ou de subvention.

La maitrise d’ouvrage du programme sera assurée par chaque Etat sur son territoire. Au Mali, il sera réalisé par le Ministère de l’Energie et de l’Eau en relation avec le Ministère des Mines qui assure la tutelle de l’ALG.

Un Comité de suivi/évaluation comprenant les représentants des Etats, sera présidé par le Directeur général de l’ALG. /.